Le Visair 1

 

Il est né dans une étable de La Ferté-Alais et les rois mages Jean Salis et Roland Payen se sont penchés sur son berceau. 

Tel était le titre de l’article de Michel Barry dans le numéro 21 de ULM / Ailes Magazine de mai 1986, lorsqu’il réalisa l’essai de cet appareil.

Un peu d’histoire : c’est Roger Schweitzer qui est à l’origine de la réalisation de ce projet aéronautique. Il est âgé de quarante-huit ans, il sort des Arts et Métiers et il pratique l’avion léger, avec la qualification Montagne, et l’ULM dont, par des amis de retour des États-Unis, il entend parler dès 1979 comme d’un engin scabreux.

Ayant ses propres idées sur la question, il les laisse mûrir et, sur les conseils d’un sous-directeur du Service de la Formation Aéronautique et du Contrôle Technique (SFACT), il entreprend de les matérialiser en 1982.

Au vu de ses esquisses, Jean Salis l’accueille sur l’aérodrome de Cerny à La Ferté-Alais, lieu mythique, point de rencontre de tous les passionnés d’engins volants d’hier et d’avant-hier : un paradis aéronautique situé dans l’Essonne à 50 km au sud de Paris.

C’est Jean Salis qui le met alors en rapport avec Nicolas-Roland Payen, ingénieur aéronautique depuis plus d’un demi-siècle, inventeur de l’aile Delta et concepteur d’une foule de projets dont plus d’une trentaine ont pris l’air.

Il participera dès lors à l’étude, aux calculs, plans et modifications consécutives aux essais du Visair 1.

L’idée de base de Roger Schweitzer portait sur un mono et biplace 3 axes à ailes rigides, avec une structure tubulaire et un moteur de 25 à 50 CV de puissance.

Le projet monoplace est abandonné et le Visair 1 biplace n° 001 effectue son premier vol en mars 1984 à La Ferté-Alais, motorisé par un 4 temps Citroën M29 de 653 cm3 à allumage électronique. Ce prototype a débouché sur un n° 01 de série qui totalisait quelque 300 heures de vol et décollages et atterrissages depuis février 1985 quand il fut essayé par Michel Barry pour son article de mai 1986.

La machine est jolie : fuselage en minces tubes d’acier étiré de 12 mm de dia mètre rappelant la poutre de l’alouette, fine voilure rigide haubanée par deux tubes en AU4G, solide train tricycle qui positionne le tout en ligne de vol. Le fuselage treillis non entoilé est une solution qui n’avait jamais été utilisée avec bonheur pour un ULM. Les 22 kg de tubes soudés en acier constituent le seul matériau nécessaire à sa fabrication.

L’exemplaire que M. Payen, notre président, a récupéré en mai 2000 pour l’association « Athis-Paray Aviation » est le n°3 ou 4 (quatre appareils seulement ont été fabriqués). Sur cet appareil, le fuselage treillis a été entoilé et le moteur Citroën remplacé par un JPX d’une puissance de 60 CV.
 

 

Les caractéristique technique du Visair 1

Vous retrouverez un Visair 1 dans notre musée

 

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